Henri s’en est allé
Henri Salvador est décédé ce matin d’une rupture d’anévrisme. Comment pourrais-je ne pas en parler ?
Mon enfance a été bercée par “Le blues du dentiste” ou encore “Faut rigoler”, par “Count Basie” ou “Petite fleur”. J’aimais sa voix suave et douce. J’adorais son rire, sonore, puissant, éclatant de vie, vrai… Il savait nous faire rire et nous émouvoir tout aussi bien. Il n’était ni arrogant ni sûr de lui. Aussi grands aient été ses succès, il n’a jamais pris la grosse tête, n’a jamais fait étalage de sa richesse.
Mais la plus grande richesse d’Henri Salvador, c’était celle du coeur. Un coeur qu’il avait gros comme ça. Ses mélodies étaient envoûtantes avec leurs rythmes de jazz ou de blues, il ne se prenait pas au sérieux. Dans sa tête il était jeune, et il le sera toujours. Il riait comme rient les enfants. Il aimait la vie.
J’aurais aimé l’avoir pour grand-père, qu’il me transmette cette passion, cette joie de chaque instant, ce bonheur de vivre. Lui qui disait : “Le travail, c’est la santé. Ne rien faire, c’est la conserver.”
Henri avait toujours 13 titres sur ses disques, parce que son nom comportait 13 lettres. Aujourd’hui, nous sommes le 13 février… et Salvador a tiré sa dernière référence, pour ma plus grande tristesse. Je continuerai à écouter ses disques en pensant à tout ce qu’il a pu représenter, et en riant… Adieu, Henri…
Un très bel article paru dans Le Monde :
Photo : 20minutes.fr
HALEY / SIPA ¦ Henri Salvador fait ses adieux au Palais des congrès, à Paris, le 21 décembre 2007.
Etrange coïncidence que nous impose parfois la vie, aujourd’hui ça fait un an qu’une personne qui m’était chère est partie. Je ne vous oublie pas, je pense à vous chaque jour.
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