Hommage

Je voudrais partager avec vous cette chanson que j’adore tout particulièrement. Elle a été écrite par l’un des plus grands poètes de la chanson française, à savoir Georges Brassens. Ce texte est un véritable hymne à une femme qui était probablement exceptionnelle et que Brassens a porté dans son coeur tout au long de sa vie. 

J’aimerais qu’un jour on parle de moi comme ça. J’aime être là pour vous, vous les personnes que j’adore, que j’aime (je ne vais pas toutes les citer mais ces personnes-là le savent). J’aime savoir que l’on peut compter sur moi à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, et j’espère que vous le savez. Il y a, dans mon coeur, de la place pour chacun d’entre vous, une place toute particulière parce que vous êtes tous très importants à mes yeux.
N’hésitez pas, si jamais vous avez besoin de parler et même si vous avez juste besoin d’un peu de réconfort, je serai là. Tout comme vous l’êtes avec moi. Et là je parle des vrais amis, de ceux qui sont sincères, présents chacun à leur manière et qui j’espère, m’apprécient autant que je les aime.

Merci à tous de m’apporter autant de joie. Je vous laisse apprécier le texte… 

Chez Jeanne, la Jeanne
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu
On pourrait l’appeler l’auberge de Bon Dieu
S’il n’en existait déjà une
La dernière où l’on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche

Chez Jeanne, la Jeanne
On est n’importe qui, on vient n’importe quand
Et, comme par miracle, par enchantement
On fait partie de la famille
Dans son cœur, en s’poussant un peu
Reste encore une petite place

La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mais le peu qu’on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu’elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d’eau

La Jeanne, la Jeanne
On la paie quand on peut des prix mirobolants
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs
Un semblant d’accord de guitare
L’adresse d’un chat échaudé
Ou d’un chien tout crotté comm’ pourboire

La Jeanne, la Jeanne
Dans ses ros’s et ses choux n’a pas trouvé d’enfant
Qu’on aime et qu’on défend contre les quatre vents
Et qu’on accroche à son corsage
Et qu’on arrose avec son lait
D’autres qu’elle en seraient tout’s chagrines

Mais Jeanne, la Jeanne
Ne s’en soucie pas plus que de colin-tampon
Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon
Quand elle est mère universelle
Quand tous les enfants de la terre
De la mer et du ciel sont à elle.

Georges Brassens, "Jeanne". 

 

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    4 réponses

    1. Goldomat a dit :


      bel hommage que tu rends à tes amis, comme était beau cet hommage du grand homme qu’était Brassens…
      décidément, l’amitié inspire pas mal en ce moment, et c’est tant mieux :)

    2. Hélène (Auteur du blog) a dit :


      Oui, mais je n’ai pas beaucoup de retour…

    3. Goldomat a dit :


      ptet que des gens passent sans rien dire :)

    4. Hélène (Auteur du blog) a dit :


      Je l’espère… vraiment !

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