Grève du bidon !

(Le blog de Niconounet)
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Archive for juin, 2004

Quelques autres passages du “Petit Prince”

23 juin 2004

“- Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?
- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie “créer des liens…”
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…”

“On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux.”

10 mois

22 juin 2004

Voilà, aujourd’hui ça fait 10 mois que l’on est ensemble. De mon côté je suis sûre d’avoir fait le bon choix, j’espère que c’est pareil du tien… Je t’aime…

Quelques mots de bonheur…

21 juin 2004

Voilà un auteur que j’ai découvert récemment et que j’adore ! C’est vraiment très léger, très beau ce qu’il écrit. Il écrit avec les yeux du coeur, avec son âme, et c’est sincère et délicieux. Cet homme c’est Philippe Delerm et voici un extrait de son livre : La première gorgée de bière

Le croissant du trottoir.

“On s’est réveillé le premier. Avec une prudence de guetteur indien on s’est habillé, faufilé de pièce en pièce. On a ouvert et refermé la porte de l’entrée avec une méticulosité d’horloger. Voilà. On est dehors, dans le bleu du matin ourlé de rose : un mariage de mauvais goût s’il n’y avait le froid pour tout purifier. On souffle un nuage de fumée à chaque expiration : on existe, libre et léger sur le trottoir du petit matin. Tant mieux si la boulangerie est un peu loin. Kerouac mains dans les poches, on a tout devancé : chaque pas est une fête. On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c’était la marge qui comptait, le bord des choses. C’est du temps pur, cette maraude que l’on chipe au jour quand tous les autres dorment.
Presque tous. Là-bas, il faut bien sûr la lumière chaude de la boulangerie - c’est du néon, en fait, mais l’idée de chaleur lui donne reflet d’ambre. Il faut ce qu’il faut de buée sur la vitre quand on s’approche, et l’enjouement de ce bonjour que la boulangère réserve aux seuls premiers clients - complicité de l’aube.
- Cinq croissants, une baguette moulée pas trop cuite !
Le boulanger en maillot de corps fariné se montre au fond de la boutique, et vous salue comme un salue les braves à l’heure du combat.
On se retrouve dans la rue. On le sent bien : la marche du retour ne sera pas la même. Le toittoir est moins libre, un peu embourgeoisé par cette baguette coincée sous un coude, par ce paquet de croissant tenu dans l’autre main. Mais on prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c’est comme si le matin d’hiver se faisait croissant à l’intérieur, comme si l’on devenait soit-mêmê four, maison, refuge. On avance plus doucement, tout imprégné de blond pour traverser le bleu, le gris, le rose qui s’éteint. Le jour commence, et le meilleur est déjà pris.”

Voilà, j’espère que ça aura été un petit moment de fraîcheur dans votre journée, on en a souvent besoin !

Poème.

21 juin 2004

Je voudrais vous faire partager un poème que j’aime beaucoup : Tard dans la nuit de Pierre Reverdy.

Je suis dur
Je suis tendre
Et j’ai perdu mon temps
À rêver sans dormir,
À dormir en marchant
Partout où j’ai passé
J’ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
À la place où la foudre a frappé trop souvent
Un coeur où chaque mot a laissé son entaille
Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement.

Petit prince

9 juin 2004

Notre livre préféré à tous les deux : Le petit prince d’Antoine de saint Exupéry. Un superbe bouquin qu’il faut lire et relire et dont on ne se lasse jamais parce qu’à chaque fois on découvre de nouvelles choses dedans !
Je vous en laisse un passage qui me touche toujours beaucoup…
“[...] Je m’occupe, moi, de choses sérieuses !
Il me regarda stupéfait.
- De choses sérieuses !
Il me voyait, mon marteau à la main, et les doigts noirs de cambouis, penché sur un objet qui lui semblait très laid.
- Tu parles comme les grandes personnes !
Ça me fit un peu honte. Mais, impitoyable, il ajouta :
- Tu confonds tout… tu mélanges tout !
Il était vraiment très irrité. Il secouait au vent des cheveux tout dorés :
- Je connais une planète où il y a un Monsieur cramoisi. Il n’a jamais respiré une fleur. Il n’a jamais regardé une étoile. Il n’a jamais aimé personne. Il n’a jamais rien fait d’autre que des additions. Et toute la journée il répète comme toi : “Je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux !” et ça le fait gonfler d’orgueil. Mais ce n’est pas un homme, c’est un champignon !
- Un quoi ?
- Un champignon !
Le petit prince était maintenant tout pâle de colère.
- Il y a des millions d’années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d’années que les moutons mangent quand même les fleurs. Et ce n’est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien ? Ce n’est pas important la guerre des moutons et des fleurs ? Ce n’est pas sérieux et plus important que les additions d’un vieux Monsieur rouge ? Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n’existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu’un mouton peut anéantir d’un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu’il fait, ce n’est pas important ça !
Il rougit puis reprit :
- Si quelqu’un aime une fleur qui n’existe qu’à un exemplaire dans les millions et les millions d’étoiles, ça suffit pour qu’il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : “Ma fleur est là quelque part… ” Mais si le mouton mange la fleur, c’est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s’éteignaient ! Et ce n’est pas important ça !
Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots. La nuit était tombée. [...] Je le pris dans mes bras. Je le berçai. [...] Je ne savais pas trop quoi dire, je me sentais très maladroit. Je ne savais comment l’atteindre, où le rejoindre… C’est tellement mystérieux, le pays des larmes.”

Fleurs

7 juin 2004


Voilà alors ça c’est ma fleur préférée ! Et mon coeur ça te coûtera pas trop cher c’est une fleur sauvage :) Ça se trouve dans tous les champs ! Mais c’est très très beau !

Nostalgie

7 juin 2004

Ça ne vous rappelle rien ? Notre plus tendre enfance !

Dessin animé !

7 juin 2004

Bon alors nous (enfin surtout moi) on aime beaucoup les dessins animés et puis particulièrement celui-ci : Le monde de Némo.

Le Pianiste

7 juin 2004

Le meilleur film que j’ai vu ! Il est tragique mais magnifique…

B A C

4 juin 2004

Bon bah moi j’ai qu’une envie c’est d’avoir le bac :’( :’( :’(
Mais bon ça me passera pas au bout de deux jours ! Vivement le 2 juillet !!!

Imprimantes

1 juin 2004

J’ai envie d’une imprimante laser !! En plus c’est même pas une HP : Kyocera FS-1010. Bon faut juste que je tienne deux jours le temps que l’envie me passe…